Caractéristiques

Spécifications

  • Premier bloc miné le 18 janvier 2014 à 23 h (EST)
  • Aucun préminage
  • Algorithme de hachage X11, minage CPU/GPU/ASIC disponible
  • Fréquence de bloc 2,6 minutes, blocs de 2 Mo, environ 56 transactions par seconde
  • La récompense de bloc décroît de 7,14% par an
  • Algorithme d’ajustement de la difficulté Dark Gravity Wave
  • Masse monétaire totale entre 17,74 et 18,92 millions d’unités
  • Réseau décentralisé de second niveau (masternodes)
  • Anonymat supérieur des transactions avec PrivateSend
  • Transactions instantanées avec InstantSend
  • Le système de gouvernance décentralisé permet aux opérateurs de masternode de voter sur les propositions budgétaires et sur les décisions qui affectent Dash.

Masternodes

En plus des récompenses classiques de preuve de travail (PoW) pour le minage de Dash, les utilisateurs sont aussi rétribués pour la mise en place et la maintenance de serveurs spéciaux, appelés masternodes. Grâce à ce réseau innovant de second niveau, Dash propose des fonctions novatrices d’une façon décentralisée et sans recours à des tiers de confiance. Les masternodes servent également aux fonctions PrivateSend, InstantSend, à la gouvernance et au système budgétaire. Les utilisateurs sont rétribués pour leur opération de masternodes : 45% de la récompense de bloc sert à payer le réseau des masternodes. Des guides pratiques sur les masternodes sont disponibles ici.

Les masternodes rendent possibles les fonctions suivantes :

  • InstantSend permet des transactions quasi instantanées. Les transactions InstantSend Dash sont entièrement confirmées en moins de deux secondes.
  • PrivateSend offre une confidentialité financière en obscurcissant la source des fonds sur la blockchain.
  • La gouvernance et le trésor permettent aux investisseurs Dash de choisir la direction du projet et allouent 10% de la récompense de bloc au développement du projet et de son écosystème. (En mai 2018, notre budget annuel dépasse 30 millions de dollars.)
  • Dash Evolution rendra l’utilisation des cryptomonnaies aussi simple que PayPal.

Les opérateurs de masternode doivent posséder 1000 dashs, ce qu’ils prouvent en signant un message et en le diffusant au réseau. Ces fonds peuvent être déplacés à tout moment, mais leur déplacement fera sortir le masternode de la file d’attente et arrêtera sa rémunération. Les opérateurs de masternode ont aussi des droits de vote sur les propositions budgétaires. Chaque masternode représente une voix, et cette voix porte sur les propositions budgétaires ou les décisions importantes affectant Dash.

Les masternodes impliquent un coût financier et un travail d’hébergement, ils perçoivent donc à titre de rétribution une part de la récompense de bloc. Avec le nombre actuel de masternodes et le taux de récompense, les masternodes gagnent approximativement en 2017 un retour de 8% sur 1000 dashs (soit 6,97 dashs, ou 1360 dollars US en juillet 2017). Cet outil propose une estimation en temps réel des gains des masternodes. Les récompenses décroissent de 7% par an, mais le cours à la hausse de Dash peut compenser cette réduction. Ainsi, les masternodes recevaient 140 dashs par mois début 2016, mais cela représentait moins d’argent (600 dollars) qu’aujourd’hui. Les masternodes ont aussi la possibilité future de gagner de l’argent sur les frais de transaction.

PrivateSend

PrivateSend propose une véritable confidentialité financière en obscurcissant l’origine de vos fonds. Tous les dashs de votre portefeuilles sont rangés dans différentes “entrées », qu’on peut imaginer comme des pièces de monnaie distinctes. PrivateSend utilise un procédé innovant pour mélanger vos entrées avec les entrées de deux autres personnes, sans que jamais vos pièces ne quittent votre portefeuille. Vous gardez le contrôle de vos fonds à tout moment.

Un guide pratique de PrivateSend est consultable ici.

Le processus PrivateSend se déroule ainsi :

  1. PrivateSend commence par fractionner les entrées de votre transaction en coupures standard. Ces coupures sont de 0,01, 0,1, 1 et 10 dashs – un peu à la manière des billets de banque que vous utilisez tous les jours.
  2. Ensuite, votre portefeuille envoie des requêtes à des serveurs spécifiques sur le réseau, appelés les « masternodes ». Ces masternodes sont informés que vous souhaitez mélanger certaines coupures. Aucune information d’identification n’est envoyée aux masternodes, qui ne savent jamais « qui » vous êtes.
  3. Quand deux autres personnes envoient des requêtes similaires, indiquant qu’ils souhaitent mélanger les mêmes coupures, une séance de mélange commence. Le masternode mélange les entrées et demande aux portefeuilles des trois utilisateurs de se verser à eux-mêmes l’entrée désormais transformée. Votre portefeuille s’auto-envoie cette coupure, mais à une adresse différente (appellée adresse de monnaie rendue).
  4. In order to fully obscure your funds, your wallet must repeat this process a number of times with each denomination. Each time the process is completed, it’s called a « round ». Each round of PrivateSend makes it exponentially more difficult to determine where your funds originated. The user may choose between 1-16 rounds of mixing.
  5. Le processus de mélange a lieu en arrière-plan, sans aucune intervention de votre part. Quand vous souhaiterez envoyer une transaction, vos fonds auront déjà été anonymisés. Aucune autre attente ne sera nécessaire.

À noter : les transactions InstantSend seront arrondies à la hausse, de telle manière que toutes les entrées de la transaction soient dépensées. Tous les dashs éventuellement en excès seront dépensés en frais de transaction.

IMPORTANT : votre portefeuille ne contient que 1000 de ces « adresses de monnaie rendue ». À chaque nouveau mélange de fonds, une de ces adresses sera utilisée. Une fois qu’elles sont toutes utilisées, votre portefeuille doit créer de nouvelles adresses. Il ne peut cependant le faire que si vous avez activé l’option de sauvegardes automatiques. En conséquence, les utilisateurs qui ont désactivé les sauvegardes automatiques auront également l’option PrivateSend désactivée.

InstantSend

Les cryptomonnaies décentralisées traditionnelles doivent attendre, pendant un certain temps, qu’un certain nombre de blocs soient générés pour pouvoir garantir qu’une transaction est irréversible, et qu’elle ne correspond pas à une tentative de dépense de fonds déjà dépensés ailleurs. Ce processus prend du temps, souvent entre 15 minutes et 1 heure, pour atteindre le nombre de 6 blocs, nombre le plus souvent considéré comme étant suffisamment sûr. D’autres cryptomonnaies proposent des temps de confirmation plus courts, en centralisant leur réseau d’une façon ou d’une autre.

Dash ne souffre d’aucune de ces limitations, grâce au réseau de second niveau formé par ses masternodes. Les masternodes peuvent être interrogés et constituer des quorums de vote, afin de vérifier si une transaction soumise est valide ou non. Si elle est valide, les masternodes « verrouillent » les entrées de la transaction et diffusent cette information au réseau, ce qui constitue une promesse effective que la transaction sera inclue dans les blocs minés par la suite, sans qu’aucune des entrées ne puisse être dépensée pendant le délai de confirmation.

La technologie InstantSend permettra aux cryptomonnaies telles que Dash de concurrencer les systèmes de transaction quasi instantanées tels que les cartes de paiement, dans le cadre des points de vente, et ce sans reposer sur une entité centralisée. Une large acceptation de Dash et d’InstantSend par les vendeurs pourrait révolutionner la cryptomonnaie en réduisant le délai de confirmation des transactions, parfois long d’une heure (avec Bitcoin), à quelques secondes seulement.

On peut consulter un guide pratique d’InstantSend ici. InstantSend a été originellement présenté dans un livre blanc intitulé Transaction Locking and Masternode Consensus: A Mechanism for Mitigating Double Spending Attacks.

Comment la fonction “InstantSend” de Dash protège les vendeurs des doubles paiements, Dash Detailed, par Amanda B. Johnson, 16 septembre 2016

Sporks

En réponse à des problèmes imprévus apparus avec la mise à jour majeure « RC3 » (juin 2014), l’équipe de développement Dash a créé un mécanisme par lequel le code mis à jour est diffusé au réseau, mais pas immédiatement activé. Cette innovation permet des transitions bien plus douces que lors des “hard forks » traditionnels. Elle permet aussi de récupérer des données de test au sein de l’environnement réseau. Ce processus de fork multiphase devait à l’origine s’intituler “soft forking », mais la communauté lui a donné le petit nom de “spork » et le terme est resté.

Les nouvelles fonctionnalités ou versions de Dash subissent de nombreux essais sur le réseau de test, avant d’être diffusées sur le réseau principal. Quand une nouvelle fonctionnalité ou version est diffusée sur le réseau principal, les utilisateurs sont informés du changement et de la nécessité de mettre à jour leurs logiciels clients. Ceux qui mettent à jour leurs clients font tourner le nouveau code, mais il n’est pas activé avant qu’un pourcentage suffisant des participants au réseau (en général 80%) ne forment un consensus pour le faire tourner. Dans le cas d’erreurs se manifestant dans le nouveau code, les blocs des clients ne sont pas rejetés par le réseau, et ainsi des “forks » non souhaités sont évités. Les données sur les erreurs peuvent alors être récupérées et transmises à l’équipe de développement. Une fois que l’équipe est satisfaite de la stabilité du nouveau code dans le réseau principal — et que le consensus acceptable est atteint dans le réseau —, l’activation du code mis à jour se fait à distance par plusieurs membres de l’équipe de développement, qui signent un message réseau ensemble, avec leurs clés privées respectives. Si des problèmes apparaissent, le code peut être désactivé de la même façon, sans nécessité d’un retour en arrière de l’ensemble du réseau, ni d’une mise à jour du client.  Pour plus de détails techniques sur les sporks individuels, voir ici.

Algorithme de hachage X11

X11 est un algorithme de hachage largement utilisé, créé par Evan Duffield, développeur Dash Core. L’algorithme de hachage en chaîne de X11 utilise une série d’onze fonctions mathématiques de hachage pour la preuve de travail, dans le but que le processus de distribution soit équitable et que les unités soient distribuées à peu près de la même façon que celles de Bitcoin à l’origine. X11 a été conçu de façon à rendre plus difficile la création d’ASICs, et donc à donner à la monnaie plus de temps pour se développer avant que la centralisation du minage ne devienne une menace. Cette approche a été largement couronnée de succès ; depuis début 2016, des ASICs pour X11 existent et représentent une part significative du taux de hachage du réseau, mais n’ont pas entraîné un niveau de centralisation comparable à celui de Bitcoin. Plus d’informations sur le minage X11 sont consultables dans la section Minage de la présente documentation.

X11 est le nom de l’algorithme chaîné de preuve de travail (PoW) créé avec Dash (lancé en janvier 2014 sous le nom d”“Xcoin »). Il tire pour partie son inspiration de l’approche de hachage chaîné de Quark, ajoutant plus de « profondeur » et de complexité en augmentant le nombre de hashs, cependant il diffère de Quark en ceci que les cycles de hachage sont fixés a priori au lieu d’être choisis au hasard pour certains.

L’algorithme X11 utilise plusieurs cycles de 11 hashs différents (blake, bmw, groestl, jh, keccak, skein, luffa, cubehash, shavite, simd, echo), en faisant un des processus de hachage les plus sûrs et les plus sophistiqués utilisés dans les cryptomonnaies modernes. Le nom X11 n’a aucun rapport avec le système de fenêtrage X11 couramment utilisé sur les systèmes UNIX.

Avantages d’X11

La complexité accrue et la sophistication de l’algorithme chaîné offrent à une monnaie numérique des niveaux de sécurité améliorés et une moindre incertitude par rapport aux solutions de preuve de travail (PoW) à algorithme unique, qui ne sont pas protégées contre les risques de sécurité de type “point de vulnérabilité unique ». Par exemple, une percée possible (mais improbable) en informatique qui permettrait de “casser » le hachage SHA256 pourrait mettre en péril le réseau Bitcoin en entier, jusqu’à ce qu’il bascule par “hard fork » vers un autre hachage cryptographique.

Dans l’hypothèse d’une telle percée informatique, une monnaie numérique utilisant la PoW X11 continuerait de fonctionner en sécurité, à moins que les 11 hachages soient “cassés » simultanément. Même si certains des 11 hachages s’avéraient faillibles, l’alerte serait donnée suffisamment à temps pour qu’une monnaie utilisant X11 puisse prendre des mesures de remplacement des hachages vulnérables par d’autres algorithmes plus fiables.

Au vu de la nature spéculative des monnaies numériques et des incertitudes qui sont celles de ce domaine neuf, l’algorithme X11 donne une confiance accrue à ses utilisateurs et aux investisseurs potentiels, au contraire d’une approche à algorithme unique. Les solutions de hachage chaîné, telles que X11, permettent une meilleure sécurité et longévité pour des objectifs de réserve de valeur, de diversification d’investissement et de réduction des risques associés aux monnaies à algorithme unique (points de vulnérabilité uniques).

Evan Duffield, créateur de Dash et du hachage chaîné X11, a écrit à diverses reprises qu’X11 avait été intégré à Dash non pas pour empêcher les fabricants d’ASIC de créer des ASICs X11, mais plutôt pour préparer un chemin similaire à celui de Bitcoin (CPUs, GPUs, ASICs).

Dark Gravity Wave

DGW ou Dark Gravity Wave est un algorithme open source d’ajustement de difficulté pour les cryptomonnaies basées sur Bitcoin. Il a été d’abord utilisé dans Dash, puis s’est répandu dans d’autres monnaies numériques. DGW a été créé par Evan Duffield, programmeur et créateur de Dash, en tant réponse à une faille “time-warp » découverte dans Kimoto’s Gravity Wave. Dans son concept, DGW est analogue à Kimoto’s Gravity Wave, en ajustant les niveaux de difficulté avec chaque bloc (au lieu de tous les 2016 blocs comme dans Bitcoin), sur la base de statistiques tirées des blocs récemment minés. Cela permet de diffuser des blocs avec une fréquence relativement constante, même si la puissance de hachage connaît de fortes variations, et sans craindre la faille “time-warp ».

  • La version 2.0 de DGW a été implémentée dans Dash à partir du bloc 45000, afin de supprimer complètement le risque de la faille “time-warp ».
  • La version 3.0 a été implémentée le 14 mai 2014 pour améliorer davantage le recalcul de la difficulté, avec des transitions plus douces. Elle a aussi corrigé des problèmes rencontrés sur certaines architectures qui avaient différents niveaux de précision de virgule flottante.

Taux d’émission

Les cryptomonnaies telles que Dash et Bitcoin sont créées par une procédure cryptographiquement complexe, connue sous le nom de minage. Le minage suppose de résoudre des algorithmes de hachage jusqu’à ce que soit découverte une solution correspondant à la difficulté de minage courante. Une fois découverte, le mineur est autorisé à créer de nouvelles unités de cryptomonnaie. Cela constitue la récompense de bloc. Pour garantir que la monnaie ne fera pas l’objet d’une inflation illimitée, la récompense de bloc est diminuée à intervalles réguliers, comme montré dans cette simulation. La représentation graphique donne une courbe montrant la totalité des unités en circulation, connue sous le nom de taux d’émission des unités.

Tout en étant basé sur Bitcoin, Dash modifie significativement le taux d’émission de manière à ce que sa diminution soit mieux lissée à travers le temps. Tandis que Bitcoin diminue le taux d’émission de 50% tous les 4 ans, Dash le diminue d’un quatorzième (environ 7,14%) tous les 210240 blocs (environ tous les 383,25 jours). On peut considérer que la moindre diminution de la récompense de bloc tous les ans constitue, par rapport à Bitcoin, une transition plus douce vers une économie basée sur les frais de transaction.

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Taux d’émission comparés Bitcoin/Dash

Émission totale de monnaie

L’émission monétaire totale de Bitcoin peut être calculée comme la somme d’une série géométrique, avec une émission totale approchant (sans jamais l’atteindre) les 21 millions de BTC. L’émission durera jusqu’en 2140, mais la récompense de minage diminue si vite que 99% de tous les bitcoins seront en circulation dès 2036, et 99,9% dès 2048.

L’émission monétaire totale de Dash est également la somme d’une série géométrique, mais l’émission totale et définitive reste incertaine, car on ne peut pas savoir combien des 10% de récompense de bloc réservés aux propositions budgétaires seront effectivement alloués (car cela dépend des futurs votes). Dash continuera à émettre de nouvelles pièces pour environ 192 années avant qu’une année entière de minage génère moins d’1 dash. Après 2209, seuls 14 nouveaux dashs seront générés. Le dernier dash prendra 231 ans à être généré, avec un début en 2246 et une fin complète d’émission en 2477. Sur la base de ces chiffres, une masse monétaire minimale et maximale en 2254 peut être estimée entre :

17.742.696 DASH En supposant une allocation budgétaire nulle
18.921.005 DASH En supposant une allocation budgétaire intégrale

Allocation de la récompense de bloc

Contrairement à Bitcoin, qui alloue 100% de la récompense de bloc aux mineurs, Dash retient 10% de la récompense de bloc pour la consacrer à son système budgétaire décentralisé. Le reste du bloc, ainsi que les frais de transaction, sont divisés à parts égales entre le mineur et un masternode, qui est choisi de manière déterministe selon la logique de paiement. Dash comporte des “superblocs », qui apparaissent tous les 16616 blocs (env. 30,29 jours) et distribuent jusqu’à 10% du budget cumulé retenu lors de ce cycle budgétaire aux propositions budgétaires gagnantes. Selon l’utilisation du budget, une allocation approximative de la récompense de bloc sur un cycle budgétaire ressemble à ceci :

45% Récompense de minage
45% Récompense de preuve de service du masternode
10% Budget de gouvernance décentralisée

Cette documentation est basée sur des calculs et publications de Moocowmoo. Voir cet article Reddit pour en savoir plus. Vous pouvez aussi lancer vos propres calculs d’émission avec l’outil. Voir aussi this site pour des statistiques en direct sur le réseau.

Gouvernance décentralisée

La gouvernance décentralisée par blockchain (DGBB) est la façon dont Dash résout deux problèmes importants des cryptomonnaies : la gouvernance et le financement. La gouvernance d’un projet décentralisé est une chose difficile car, par définition, il n’y a aucune autorité centrale qui puisse prendre des décisions sur le projet. Avec Dash, de telles décisions sont prises par le réseau, c’est-à-dire par les opérateurs de masternode. Le système DGBB permet à chaque masternode de voter une fois (oui/non/abstention) sur chaque proposition budgétaire. Si une proposition est adoptée, elle peut alors être mise en œuvre (ou non) par les développeurs Dash. Un exemple clé a eu lieu en 2016 : l’équipe Dash Core a soumis au réseau une proposition demandant si la taille de bloc devait être agrandie à 2 Mo. En vingt-quatre heures, un consensus avait été atteint en faveur de cette mesure. Il faut comparer cela à Bitcoin, où le débat sur la taille de bloc fait rage depuis presque trois ans.

Le DGBB est aussi pour Dash un moyen de financer son propre développement. Alors que d’autres projets dépendent de dons ou de fonds préminés, Dash utilise 10% de la récompense de bloc pour financer son propre développement. À chaque minage d’un bloc, 45% de la récompense va au mineur, 45% au masternode, et les 10% restants ne sont pas créés avant la fin du mois en cours. Si telle proposition budgétaire est approuvée par au moins 10% du réseau des masternodes, alors, à la fin du mois, une série de “superblocs » est créée. À ce moment-là, les récompenses de bloc mises de côté (10% de chaque bloc) sont utilisées pour financer les propositions adoptées. Ainsi le réseau se finance lui-même en réservant 10% de la récompense de bloc aux propositions budgétaires.

Pour en savoir plus sur la gouvernance Dash, voir la section gouvernance de cette documentation.

Sentinel

Sentinel est un agent autonome destiné à surveiller, opérer et automatiser les objets et tâches de gouvernance dans Dash 12.1, et à d’autres fonctions étendues dans la future version 13 de Dash (Evolution). Sentinel prend la forme d’une application Python connectée à une instance locale dashd (12.1) sur chaque masternode Dash 12.1.

Un objet de gouvernance (ou « govObject ») est une structure générique apparue dans Dash Core 12.1 et permettant la création de propositions budgétaires, d’interrupteurs et de surveillants. L’héritage de classe a été utilisé pour étendre cet objet générique comme objet de « proposition » afin de réformer le système budgétaire Dash actuel.

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Diagramme des interactions entre Dash Sentinel et Dash Core

« Les différences apportées par Sentinel sont architecturales, et elles ne sont ni simples à expliquer ni intéressantes à connaître pour les utilisateurs, car elles ne sont qu’une passerelle entre la version 12.0 et les fonctionnalités d’Evolution (sans les implémenter toutes). Sentinel n’était de toute façon qu’une partie des améliorations de la version 12.1. Avant Sentinel, les fonctions de gouvernance étaient écrites “en dur » dans le code. Sentinel abstrait ce processus car, dans Evolution, il existe beaucoup de types d’objet : Utilisateurs, Comptes, Contacts, etc. Si nous n’avions pas fait ces changements d’abord, les changements futurs et améliorations futures d’Evolution (par ex. : ajout d’un nouveau type d’objet) auraient nécessité de changer le code principal. Désormais, Dash Core est agnostique quant aux types d’objet, et nous pouvons nous en servir pour l’expérience utilisateur, pas seulement pour la gouvernance. En termes de documentation, il n’existe pas de livre blanc spécifique à Sentinel, mais nous avons différents documents pour Evolution dans un processus RFC constant, utilisés comme base du développement d’Evolution. »

—Andy Freer, programmeur Evolution

Frais de transaction

Les transactions sur le réseau Dash sont inscrites dans des blocs, sur la blockchain (chaîne de blocs). La taille de chaque transaction est mesurée en octets, mais il n’y a pas forcément de corrélation entre des transactions de montant élevé et le nombre d’octets nécessaires pour opérer la transaction. La taille de la transaction dépend du nombre d’adresses d’entrée et de sortie impliquées : en effet, plus ou moins de données doivent être écrites dans le bloc pour stocker cette information. Chaque nouveau bloc est généré par un mineur, qui est rétribué par une récompense de bloc s’il achève ce travail de génération. Afin d’éviter que le réseau ne soit saturé de transactions « spam », la taille de chaque bloc est limitée de façon artificielle. Au fur et à mesure que le volume de transactions augmente, l’espace disponible dans chaque bloc se raréfie. Les mineurs ne sont pas contraints d’inclure toutes les transactions dans les blocs qu’ils produisent, et donc, une fois que les blocs sont pleins, des frais de transaction volontaires peuvent être ajoutés à la transaction, constituant une incitation pour que le mineur traite la transaction. La plupart des portefeuilles définissent de faibles frais de transaction par défaut ; cependant beaucoup de mineurs traiteront les transactions même si elles ne comportent pas de frais.

La sortie de Dash 0.12.2.0 et l’activation de la DIP0001 ont entraîné une division des frais de transaction par 10, cependant que la taille de bloc a augmenté de 1 Mo à 2 Mo pour soutenir la croissance des transactions à frais bas, même si le cours de Dash augmente. Dash permet aussi des transactions InstantSend et PrivateSend qui dépendent d’une grille de frais différente et obligatoire. La grille de frais pour Dash 12.2.x, en décembre 2017, est celle-ci :

Type de transaction Frais recommandés Par unité
Transaction standard 0,00001 DASH Par Ko de données de transaction
InstantSend 0,0001 DASH Par entrée de transaction
PrivateSend 0,001 DASH Par 10 cycles de mélange (en moyenne)

Par exemple, une transaction standard et relativement simple sur le réseau Dash comportant une entrée, une sortie et une adresse éventuelle de monnaie rendue représente en général une taille compris entre 200 et 400 octets. En supposant un cours de 800 dollars par dash, la transaction revient de 0,0015 à 0,0030 dollar, c’est-à-dire bien moins de la moitié d’un centime. Traiter la transaction avec InstantSend, au même cours de Dash, ajouterait 0,08 dollars (8 centimes) à la transaction. Ces frais s’appliquent indépendamment du montant en Dash ou en dollars de la transaction elle-même.

PrivateSend fonctionne en créant des coupures de 10, 1, 0,1 et 0,01 dashs, puis en mélangeant ces coupures avec d’autres utilisateurs. La création des coupures coûte les frais par défaut pour une transaction standard. Le mélange est gratuit mais, pour empêcher les attaques « spam », environ une transaction de mélange sur dix doit régler des frais de 0,001 dash. Dépenser des entrées mélangées avec PrivateSend entraîne les frais habituels (standard ou InstantSend) mais, pour éviter de créer des adresses de monnaie rendue potentiellement identifiables, les frais sont toujours arrondis à la plus petite coupure possible supérieure. Cela représente typiquement 0,01 dash. Il est donc important de déduire les frais du montant envoyé, si possible, pour optimiser les frais. Combiner InstantSend et PrivateSend peut coûter cher pour cette raison, mais aussi parce qu’une transaction PrivateSend peut impliquer plusieurs entrées alors qu’InstantSend entraîne des frais de 0,0001 dash pour chaque entrée. Veuillez toujours vérifier vos frais avant d’envoyer une transaction.

Evolution

Dash Evolution est le nom de code d’une plateforme monétaire décentralisée, bâtie sur la technologie blockchain Dash. L’objectif est de fournir un accès simple aux fonctionnalités et aux avantages uniques de Dash, de faciliter l’usage des technologies décentralisées. Dash propose un réseau à niveaux multiples qui permet aux utilisateurs d’exécuter différentes tâches pour le réseau, avec un accès par API décentralisée et un système de fichiers décentralisé.

Dash Evolution sera rendu disponible en plusieurs étapes. Les versions 12.1 à 12.4 du logiciel Dash Core poseront les fondations des fonctions décentralisées “en arrière-plan ». Une version alpha d’Evolution est attendue pour le premier semestre 2018, comportant une implémentation basique de DashDrive, Primitives, DAPI, et un portefeuille T3 simple. Ces sorties coïncideront avec une série de Propositions d’Améliorations de Dash (Dash Improvement Proposals, DIPs), suivies par une phase sur réseau de test avec la plupart des fonctionnalités de base, puis une première sortie stable à l’été 2018.

Notre travail actuel sur Evolution ajoute un grand nombre de composants, tels que :

  • DashDrive : un système de fichiers décentralisé et partagé, pour stocker les données utilisateurs sur le réseau de second niveau
  • DAPI : une API décentralisée qui permet aux utilisateurs de troisième niveau d’accéder au réseau de manière sûre
  • Portefeuilles décentralisés DashPay : ces portefeuilles sont des clients légers connectés au réseau à travers la DAPI, et qui tournent sur différentes plateformes
  • Second niveau : le réseau des masternodes, qui fournit une infrastructure rétribuée au projet
  • Budgets : le réseau de second niveau a un droit de vote pour allouer des fonds à des projets spécifiques, à travers le système budgétaire intégré au réseau
  • Gouvernance : le réseau de second niveau a un droit de vote pour diriger ou réorienter l’évolution de la monnaie
  • Quorum de chaîne : cette fonctionnalité propose une liste de masternodes stable et permanentes, qui peut être utilisée pour calculer les quorums passés et présents
  • Portefeuille social : ce portefeuille permet de créer des listes d’amis, de regrouper des utilisateurs et de créer des comptes partagés multi-signés

Aperçus d’Evolution

Les vidéos ci-dessous montrent Evan Duffield, le fondateur de Dash, et Chuck Williams, le responsable développement de l’interface, décrire le processus de programmation et les fonctionnalités futures de la plateforme Dash Evolution.

Evolution Demo #1 - la première application décentralisée Dash, 16 mars 2018

Evolution Demo #2 - Evolution sur mobilr, 25 avril 2018

Evolution Demo #3 - l’expérience utilisateur sur Dashpay, 15 mai 2018

Chuck Williams à propos d’Evolution, conférence Dash de Londres, 14 septembre 2017

Evan Duffield à propos de la feuille de route d’Evolution, Dash Force News, 28 juin 2017